La théorie autour de la MTC

Les méthodes en médecine chinoise reposent sur un système global à la fois précis et efficace. La théorie est basée sur la culture chinoise spécifique et métaphysique : il s’agit d’une médecine holistique, qui envisage le corps et l’esprit comme un tout indissociable. Selon les chinois, le corps humain est à l’image de la terre, parcourue de rivières souterraines, les méridiens : « si ces rivières ne sont pas obstruées, l’écoulement de l’énergie se fait naturellement » disent les taoïstes.

La médecine chinoise cherche à comprendre l’être humain dans son ensemble, dans son environnement, à un moment donné, tant du point de vue des symptômes visibles qu’invisibles, et à rétablir l’équilibre interne, la circulation de l’énergie vitale nommée Qi 气 dans l’organisme : le concept de Qi est un concept absolument central et constitue le cœur même de la pensée médicale chinoise. La nature changeante du Qi, qui oscille entre substance matérielle et force subtile éthérée, est au centre de la démarche : le Qi est la base même des manifestations infinies de l’univers dans la vie, y compris dans les minéraux, les végétaux et les animaux (sans oublier les êtres humains).

C’est du courant taoïste que sont issus les principaux concepts philosophiques de la médecine chinoise : yin 阴 et yang 阳 (symbole de la polarité de l’existence) et wuxing (terre, métal, eau, bois, feu).

De tout temps, le concept de Yin et Yang, tout comme celui de Qi, a imprégné la philosophie chinoise et il se trouve être radicalement différent de tout concept philosophique occidental. Généralement par la logique occidentale, les contraires ne peuvent être vrais en même temps. Par exemple, « la table est carrée » et « la table n’est pas carrée ». Cette conception a dominé la pensée occidentale pendant plus de 2000 ans.

Le concept chinois de Yin et Yang est radicalement différent d’un tel système : le Yin et le Yang représentent, en fait, des principes antithétiques dont les qualités sont complémentaires. Chaque chose et chaque événement peut être à la fois lui-même et son contraire. De plus, le Yin porte en lui le germe du Yang, si bien que le Yin peut se transformer en Yang, et inversement. (la plus ancienne mention du Yin et du Yang est probablement celle qui figure le « livre des mutations »(易经 Yi Jing), qui remonte à -1027,-256 av JC).

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